En bref

  • Ouvrir la présentation : はじめまして (hajimemashite), « enchanté »
  • Donner son nom : [nom]です (desu) ou plus formel [nom]と申します (to moushimasu)
  • Dire d’où l’on vient : [pays]から来ました (kara kimashita)
  • Conclure : よろしくお願いします (yoroshiku onegaishimasu)
  • Règle d’or : jamais de suffixe honorifique (さん, 様…) sur son propre nom

Se présenter en japonais, ou 自己紹介 (jikoshoukai), suit une structure assez fixe : une formule d’ouverture, le nom, l’origine, parfois la profession ou une motivation, puis une formule de clôture. Cette structure reste stable, mais le niveau de politesse choisi pour chaque étape change selon le contexte : entre amis, à l’école, au travail ou lors d’un entretien d’embauche.

Ouvrir la présentation avec hajimemashite

Avant même de dire はじめまして, une salutation adaptée à l’heure ouvre naturellement l’échange : おはようございます (ohayou gozaimasu) le matin, こんにちは (konnichiwa) en journée, こんばんは (konbanwa) le soir. はじめまして (hajimemashite) marque ensuite le début d’une présentation lors d’une première rencontre. Le mot vient du verbe 始める (hajimeru, « commencer ») et se traduit au plus proche par « enchanté » ou l’anglais « nice to meet you ». Il s’accompagne toujours d’une légère inclinaison du buste, le contact physique comme la poignée de main restant à éviter dans un premier contact japonais.

Donner son nom

Plusieurs formulations existent selon le degré de politesse recherché, du registre décontracté au registre très formel.

JaponaisRomajiRegistre
[nom] desudécontracté, le plus courant
watashi no namae wa [nom] desudécontracté, avec sujet explicite
[nom] to iimasupoli
[nom] to moushimasuformel, humble

Le sujet 私は (watashi wa) reste souvent omis, le contexte rendant son ajout redondant. Les Japonais donnent généralement leur nom de famille en premier, suivi du prénom si nécessaire ; dans un cadre convivial, seul le prénom suffit. La règle la plus stricte à retenir : aucun suffixe honorifique (さん san, 様 sama, くん kun…) ne s’ajoute jamais à son propre nom, ce geste étant perçu comme prétentieux voire arrogant.

D’où venez-vous ?

Être étranger au Japon éveille presque toujours la curiosité de l’interlocuteur, qui demandera souvent ご出身はどちらですか (go-shusshin wa dochira desu ka), « d’où venez-vous ? ». Plusieurs façons de répondre existent, du pays à la ville précise.

JaponaisRomajiTraduction
Furansu kara kimashitaJe viens de France.
Igirisu (no Rondon) kara kimashitaJe viens de Londres, en Angleterre.
Pari shusshin desuJe viens de Paris (origine).
Furansujin desuJe suis français(e).
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出身 (shusshin) insiste sur le lieu d’origine plutôt que sur le simple déplacement, une nuance utile pour préciser une ville ou une région plutôt qu’un pays entier. Pour les Américains, préciser l’État avec 州 (shuu) complète l’information : アメリカのカリフォルニア州から来ました (Amerika no Kariforunia-shuu kara kimashita), « je viens de Californie, aux États-Unis ».

Pourquoi apprendre le japonais ?

Expliquer une motivation pour l’apprentissage de la langue flatte souvent l’interlocuteur japonais et enrichit naturellement la présentation.

JaponaisRomajiTraduction
Nihon no bunka ni kyoumi ga atte, nihongo wo benkyou shite imasu.Je m’intéresse à la culture japonaise, donc j’étudie le japonais.
Jimaku nashi de anime wo mitai kara, nihongo wo benkyou shite imasu.J’étudie le japonais pour pouvoir regarder des animés sans sous-titres.

Pourquoi être au Japon ?

Dans un contexte de voyage ou d’installation, préciser la raison de la présence au Japon rend l’échange plus concret.

JaponaisRomajiTraduction
Nihongo wo benkyou suru tame ni Nihon ni kimashita.Je suis venu au Japon pour étudier le japonais.
Nihon de hatarakitai kara, Nihon ni kimashita.Je suis venu au Japon car je veux y travailler.
Ryokou de kimashita.Je suis venu pour voyager.
Shinkon ryokou de kimashita.Je suis venu en voyage de noces.

Parler de son activité

Mentionner son occupation, professionnelle ou scolaire, s’intègre naturellement dans une présentation plus développée.

JaponaisRomajiTraduction
Daigakusei desu.Je suis étudiant à l’université.
Daigaku de benkyou shite imasu.J’étudie à l’université.
Enjinia desu.Je suis ingénieur.
Eigo no sensei desu.Je suis professeur d’anglais.
Gaishikei no kaisha de hataraite imasu.Je travaille dans une entreprise internationale.

Parler de ses loisirs

Dans un contexte amical ou décontracté, ajouter une ou deux passions personnalise la présentation sans l’alourdir.

JaponaisRomajiTraduction
Ryouri ga suki desu.J’aime cuisiner.
Eiga wo miru no ga suki desu.J’aime regarder des films.

Conclure avec yoroshiku onegaishimasu

よろしくお願いします (yoroshiku onegaishimasu) clôt presque systématiquement une présentation. L’expression ne possède pas d’équivalent direct en français : elle sollicite la bienveillance de l’interlocuteur pour la relation à venir, un peu comme « je compte sur vous » ou « ravi de faire votre connaissance ».

JaponaisRomajiRegistre
yoroshikutrès familier
yoroshiku onegaishimasuneutre, le plus courant
douzo yoroshiku onegaishimasupoli, complet
kongo mo douzo yoroshiku onegai itashimasutrès formel, professionnel
kochira koso yoroshiku onegaishimasuen réponse, « à moi aussi »
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Quand l’interlocuteur a déjà prononcé cette formule en premier, il convient de répondre par こちらこそ (kochira koso) plutôt que de simplement répéter la même phrase, pour marquer que la politesse est réciproque.

L’étiquette non verbale

La présentation au Japon s’accompagne de codes qui dépassent le seul vocabulaire. Lors d’une présentation formelle, la poignée de main s’efface au profit d’une révérence, le buste incliné et les bras le long du corps, sans les croiser. Le contact visuel prolongé, valorisé dans de nombreuses cultures, est au contraire perçu comme moins poli au Japon, en particulier face à une personne d’un rang social supérieur : un regard plus discret marque le respect plutôt que la gêne.

En contexte professionnel, l’échange de cartes de visite (名刺, meishi) suit un rituel précis :

  • La carte se prépare à l’avance, rangée dans un porte-cartes dédié.
  • Elle se présente à deux mains, texte tourné vers le destinataire pour une lecture directe.
  • La carte reçue se prend également à deux mains, avec un temps d’observation attentive avant de la ranger.
  • Elle ne se glisse jamais directement dans une poche arrière, et reste visible sur la table pendant toute la durée d’une réunion.

Exemple de dialogue

JaponaisTraduction
A : Enchanté. Je m’appelle Yamada.
B : Enchantée. Je suis Sophie. Je viens de France. Je m’intéresse à la culture japonaise, donc j’étudie le japonais. Ravie de vous rencontrer.
A : C’est moi qui vous remercie.

Cette structure de base, saluer puis se présenter puis remercier, s’adapte à toutes les situations, qu’il s’agisse d’un contexte amical, scolaire ou professionnel. Il suffit d’ajuster le registre de politesse et le nombre de détails partagés (origine, activité, motivation, loisirs) selon la formalité attendue. Les salutations qui accompagnent souvent hajimemashite selon le moment de la journée figurent en détail dans l’article sur le vocabulaire de bonjour et au revoir en japonais.

Pour structurer ces formules dans une progression grammaticale complète, au-delà des phrases isolées, un cours de japonais permet d’aborder étape par étape la construction de phrases plus élaborées et les nuances de politesse qui les accompagnent.